Choix, sérénité et coaching

Deux routes se séparaient dans un bois jaune

Et désolé de ne pouvoir prendre les deux
Et de n’être qu’un voyageur, je suis resté longtemps
Et je regardais l’une d’elle aussi loin que je le pouvais,
Jusqu’au point où un virage la perdait dans les broussailles

Alors j’ai pris l’autre route, tout aussi bien
Et peut-être même encore mieux
Parce qu’herbeuse et ne demandant qu’à être foulée,
Bien que franchement, les traces de passages,
Les aient mises à peu près dans le même état

Et toutes les deux s’offraient, ce matin là,
Couvertes de feuilles qu’aucun pied n’avait piétinées
Oh! J’ai gardé l’autre pour un autre jour!
Sachant pourtant comment un chemin nous mène à l’autre
Je doutais jamais y revenir de nouveau

Un jour je raconterai avec un soupir
dans quelques siècles de là,

Deux routes se séparaient dans un bois, et moi,
Moi j’ai pris la moins fréquentée,
Et c’est cela qui a fait toute la différence.

                                                                               Robert Frost, La route non prise, 1920

 

Ce poème soulève depuis près d’un siècle bien des débats :s’agit-il d’un hymne à la non conformité ? ou bien d’une tragédie évoquant la peur fondamentale de faire le mauvais choix ?

A vrai dire, l’important c’est la question soulevée de la perception de la situation et des choix offerts face à un embranchement.

 

Dans pareil moment de choix, tout un déroulé de questionnement afflue :

Quel est le bon chemin ? Quel est le mauvais chemin ? Quelle est la différence entre deux chemins si semblables en apparence ? Comment être sûr de son choix ?

Quel chemin prendre pour n’avoir aucun regret ? Pour ne jamais se demander à quoi aurait ressemblé l’aventure sur l’autre chemin ?

Comment accepter de ne pas pouvoir revenir en arrière ? Comment accueillir la possibilité de se tromper ? Comment se sentir bien, aligné avec soi-même, ses valeurs et motivations profondes ?

 

C’est précisément pour moi l’apport le plus significatif d’un parcours de coaching : créer délibérément un futur unique, écologique, aligné, au service de ce qui importe vraiment.

Avec le choix toujours possible et le pouvoir personnel de changer ou réorienter à tout moment.

 

Les principes fondamentaux qui guident le coaching ericksonien évoquent justement l’acceptation, la confiance, les choix, la création d’un futur meilleur, l’appartenance à un tout plus grand que soi :

 

Etoile

 

 

1. Toute personne est parfaite telle qu’elle est.

2. La personne a toutes les ressources nécessaires en elle.

3. La personne fait le meilleur choix possible.

4. Chaque comportement a une intention positive.

5. Le changement est inévitable.

 

 

Dès lors, s’engager dans une démarche de coaching devient un appel à l’aventure qui implique de casser avec les habitudes et partir explorer, prendre un chemin avec des défis à relever, des obstacles à contourner, des choix à faire.

 

Comme un voyage intérieur pour arriver à surmonter la peur et se connecter à la confiance en soi, nous appropriant ainsi nos choix et tout ce que nous apportons d’unique dans la balance de notre vie.

Pour passer au stade de l’éveil, celui qui invite à la prise de risque tout en offrant un apprentissage en profondeur, une transformation.

Une transformation qui reconnecte au passage avec le guerrier de lumière en nous, ce guerrier qui agit avec intégrité et engagement, véritable source d’énergie qui rassemble nos forces et laisse notre potentiel s’épanouir.

Il s’agit en fait de mettre au point une sorte de GPS interne, puis d’écouter et de suivre ce système de guidance sur mesure, branché sur le soi authentique.

Pour, au bout du compte, faire des choix qui rendent plus fort et préparent à accueillir le monde tel qu’il est, passant de la peur à la confiance, sans regret.

 

Pour enfin exprimer l’entièreté de qui je suis.

Puis, avec la volonté, clé du changement, les points de choix deviennent autant d’opportunités de choix conscients, qui accélèrent le rythme de la vie et font grandir.

 

Les propos de Marianne Williamson résonnent alors comme une invitation :

« Notre peur la plus profonde n’est pas d’être inaptes.

Notre plus grande peur est d’avoir un pouvoir incommensurable.

C’est notre lumière, non notre noirceur, qui nous effraie le plus.

Nous nous demandons : qui suis-je pour être brillant, formidable, plein de talents, fantastique ? En réalité pourquoi ne pourrions-nous pas l’être ? »

 

A votre magnificence.

 

 

Lectures recommandées :

Mary Allen « The Power of Inner Choice »

Marianne Williamson « A Return to Love »

Debbie Ford « Courage »